Un repas d'anniversaire (seconde partie)
Enfin vint le moment de dîner. Dans la salle à manger il avait recouvert la table d’une longue nappe blanche qui tombait presque jusqu’au sol. Tout au bout, à la place d’honneur se dressait un lourd siège en bois aux pieds massifs semblable à un ancien trône. Il lui prit la main, déposa un baiser rapide sur ses lèvres avant de l’amener s’assoir sur l’étrange siège. Alors qu’elle prenait place, les invités s’assirent à leur tour et les conversations reprirent en douceur.
Alors qu’elle allait se servir un verre d’eau, deux mains s’emparèrent d’un de ses pieds sous la table. Elle étouffa un petit cri et allait pour se lever quand il la foudroya du regard. Elle se rassit aussitôt, et prétexta un léger hoquet auprès de sa voisine de table inquiète. Sous la table, les mains défirent les lanières de sa sandale et commencèrent en douceur à lui masser le pied. Sur la table, on faisait passer une entrée de coquilles Saint-Jacques poêlées. Malgré l’inconvenance de la situation, elle se détendit, après ce long apéritif debout, perchée sur ses talons, ses pieds appréciaient de se faire dorloter. Et puis en position assise, les boules de geisha lui faisaient beaucoup moins d’effet, sauf lorsqu’elle se tortillait sur la dure chaise en bois pour tenter de trouver une position confortable. Le massage dura pendant toute l’entrée, les mains sous la table étaient chaudes et douces. Et après avoir consciencieusement parcouru l’ensemble de ses pieds et détendu chacun de ses orteils, elles remontèrent doucement le long de ses chevilles, puis de ses jambes. Son amant ne la laissa jamais se lever, prétextant que c’était son anniversaire et veillant aux petits soins sur leurs invités. Sa jupe était maintenant totalement remontée, mais elle était entièrement couverte par la nappe. Elle relâcha sa garde et se détendit peu à peu sous ces caresses sans visage.
Une fois l’entrée débarrassée, les mains se firent plus fermes, elle sentit une lanière en cuir se refermer sur chacune de ses chevilles, puis d’autres lanières vinrent lui enserrer le dessous des genoux. Elle essaya vainement de bouger les jambes. Impossibles, elles étaient fermement attachées aux pieds de la lourde chaise en bois. Elle se trouvait coincée sur le fauteuil, les jambes écartées sous la table. Elle adressa un regard inquiet à son amant. Il ne lui renvoya qu’un petit sourire machiavélique et lui demanda à voix haute et claire son avis sur le dernier scandale politique. Tous les regards se portèrent sur elle, attendant sa réponse. Malgré la lourde nappe en coton qui tombait jusqu’au sol, il lui semblait que tous les invités avaient une vue plongeante sur ses jambes saucissonnées aux barreaux de la chaise, et sur son intimité totalement exposée. Elle était terriblement excitée par ce sentiment de vulnérabilité. Elle se sentait tremper peu à peu le noble bois de la chaise. Elle fit un effort maladroit et bredouilla quelques banalités. A sa réponse, les conversations reprirent leur cours comme si de rien n’était. Les invités ignoraient tout de sa douce torture.
Sur la table, on servit un plat de lotte dans une délicate sauce blanche aux asperges. Sous la table, les mains silencieuses continuaient à explorer sa peau. Elles massèrent fermement l’intérieur de ses cuisses, et commencèrent à étaler sa mouille sur ses lèvres et son clitoris. Le moindre mouvement sur la chaise faisait rouler les boules et envoyait des décharges dans tout son bas-ventre. Elle s’efforçait de suivre la conversation (ma foi bien insipide) de sa voisine de table. Mais elle ne pouvait ignorer ces mains anonymes et leurs caresses entreprenantes. Elle se concentrait pour retenir le moindre gémissement, le moindre spasme involontaire et ces contraintes ne semblaient qu'amplifier ses sensations et son plaisir.
Le sensuel supplice dura tout au long du repas. Sous la table, tout était érotisme, caresses et sensualité alors qu'au dessus se poursuivait cet ennuyeux et interminable dîner.
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