Valse à deux temps (Premier temps)

Tu m'as donné rendez-vous ce soir. Je me suis fait couler un bain, chaud et parfumé. Dans la pénombre de la salle de bain, éclairée par quelques bougies, je me détends, une petite coupe à la main. Je sais que pendant ce temps, toi aussi tu te prépares pour moi, tu penses à moi, à mes yeux, à mon corps, à mes courbes... 

Une fois hors du bain, je sors le grand jeu, rien que pour toi. Je souligne mes yeux d'un trait noir, insiste sur le mascara, puis un rouge à lèvre sombre. Je me coiffe, me maquille et choisit avec soin ma tenue. Aucun détail ne doit m’échapper : cheveux relevés, bijoux discrets, corset, jupe trop courte, bas et porte-jarretelles. Classique mais efficace. Tu sonnes. J’enfile une paire de chaussures aux talons vertigineux avant de t’accueillir.

Tu es là, devant moi et déjà j’ai envie de toi. Tu tends les mains pour m'attraper et m’embrasser, mais ce soir j'ai décidé de me laisser désirer. Je me recule, t'échappe en douceur avant de t'emmener sous une des poutres qui traversent la salle à manger. Là, deux menottes en cuir t'attendent. Elles m'assureront que tu restes sage, là où je le veux, accessible et à ma merci. Tu hésites, tu n’as pas l’habitude de renverser les rôles, mais tu joues le jeu et les refermes sans un mot autour de tes poignets. Je pose là deux petits cadenas pour m’assurer que tu ne t’échapperas pas, et glisse les clés sur la chaîne autour de mon cou. Elles tombent juste entre mes seins. Je mène la danse. Je te dévets. Des mains et de la bouche je t'explore, je te trace, je profite de ta peau, sans que tes mains attachées ne puissent me rendre la pareille. Je te sens lutter dans les menottes, mais elles sont solides et te maintiennent là. Te voilà déjà nu et je peux voir ton désir s'exprimer de façon très physique. J’ai envie de toi, mais je m'éloigne hors de ta portée.

J'amène une chaise juste en face de toi, presque là, mais juste trop loin. Je commence à me caresser, faisant courir mes mains sur chaque parcelle de mon corps, jouant des courbes et des textures, la douceur de ma peau, le satiné de mes bas, le velours de ma guêpière, mon intimité chaude et déjà humide. Je prends mon temps. Star d'un soir et de tes yeux. La chaise est ma scène et tu es mon unique spectateur. Je pose et je m'expose. Les clés tant désirées se balancent hors de ta portée. Je m'empare d'un petit gode. Le désir qui brille dans ton regard attise mon plaisir. Je gémis, je me découvre actrice, j'exagère pour cultiver ton envie. Le jouet va et vient dans mon sexe ouvert et trempé. Tu luttes, impatient de me rejoindre. Mais je ne veux pas te délivrer. Pas encore. Je reviens vers toi. De mes ongles, je traces des sillons dans ton dos, je me frotte tout contre toi, embrasse ton cou, tes bras. Je m’approche de tes lèvres et m’en éloigne au dernier moment. Je promène mon sexe juste devant le tien, si prêt mais toujours inaccessible. Tu te tends dans les chaînes, et je gémis de plaisir.

Miséricordieuse, je tombe enfin à genoux devant toi et je te prends dans ma bouche, tu es chaud et tendu. Si bon. Je te caresse et t'embrasse, te sentant lutter et gémir à chaque mouvement de ma langue et de mes lèvres. Je profite de chaque coup de langue, de ta peau et ton odeur. Je pétris tes fesses, tes bourses. J’accélère le rythme, resserre mes mains autour de ta verge. Je plonge mes yeux dans les tiens. Je sais que tu ne veux pas venir, pas maintenant, pas tout de suite. Mais moi je te veux, je veux ton sperme dans ma bouche, sur mon visage, sur mes seins. J'insiste tant et si bien que dans un râle tu te déverses sur moi. J’en ai partout et j’aime ça. J’adore ton petit goût salé.

Mais, il est déjà temps pour moi de te rendre les reines. L’angoisse et l’anticipation s’installent dans mon ventre. Je prends les clés et ouvres les menottes. Soudain soumise, je baisse les yeux. Tu t’avances lentement vers moi, décidé à me faire payer très très cher ce petit écart.

N'hésitez pas à partager avec moi votre écrit, votre suite de ce récit, second temps d'une valse qui ne fait que commencer...

Commentaires

  1. Difficile de ne pas s'imaginer dans le rôle masculin à la lecture de tes écrits. Tu as parfaitement réussi ton effet : toucher le cœur et le sexe d'un homme en même temps.
    Vivement la suite

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    1. Bonjour et merci pour votre compliment....
      Pour ce qui est de la suite, n'hésitez pas à m'envoyer votre version dans la rubrique "Laissez moi un message".

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