Réveil sans douceur

Sur un scénario de D.S. que je remercie au passage ^^


Je dors encore, bercée par la douceur et la chaleur des draps.

Dans un demi-sommeil, j’entends les oiseaux chanter de l’autre côté de la fenêtre.

Comme dans un rêve, je sens tes mains autour de mon cou. Je m’étire dans la caresse, telle une chatte devant la chaleur du feu. Le cuir remplace tes mains, le collier se referme, et déjà mon dos se cambre et ma respiration s’accélère. Avant même que l’ai eu le temps d’ouvrir les yeux, tu me retournes. Je me retrouve à plat ventre, les bras écartés et relevés au dessus de la tête. Le cuir se referme sur mes poignets. Tu écartes mes jambes sans douceur et te positionne entre mes genoux. 

A peine réveillée et je suis déjà attachée, liée et offerte à tes jeux. Mes fesses se lèvent, quémandant la caresse de tes mains, la douceur de tes doigts dans mon sexe. Mais tu as autre chose en tête. Le premier coup s’abat et je mords l’oreiller. Ne pas crier, ne pas la réveiller. Je veux lever la tête mais tu es décidé à ne me laisser aucun répit. Les coups s’enchaînent. Je sens ma peau chauffer et rougir. Je veux que ça s’arrête, mais j’en veux plus en même temps. Je me tortille sur place, mais ton poids me maintient clouée au lit. La douleur fait tomber les dernières brides de mon sommeil. La chaleur s'étend et gagne mon intimité. Sans trop comprendre pourquoi, je mouille et commence à couler sur le matelas. Je veux me protéger, refermer les jambes, mais tu m’en empêches. Tu frappes juste un peu plus fort, que je reste docile et ouverte, à toi.

Les coups tombent et je perds toute notion de moi.

Mon sexe tremble, vide et affamé….

Les coups s’arrêtent brutalement. Sonnée, je bouge doucement ma tête pour l’oreiller pour voir ce qui a bien pu t’arrêter en si bon chemin. Elle s’est réveillée, la coquine, et tu l’a surprise en train de se caresser en nous regardant. Oh, je vois dans tes yeux que tu comptes lui faire payer très cher son impertinence. Tu attrapes sa main, celle dont les doigts faisaient de délicieux aller-retour dans son sexe. Elle est trempée, couverte d’un liquide clair et sucré. De ton autre main, tu me tiens la tête, tu enfonces les doigts dans mes joues afin que j’ouvre la bouche et tu plonges ses doigts au fond de ma gorge, manquant de m’étouffer au passage. Oh le doux nectar, miel de son plaisir ! Je reprends mon souffle et je t'obéis. Je suce, lèche et avale consciencieusement pour ne pas en laisser perdre une goutte. Tu éloignes sa main, je tire, vais pour la suivre mais les menottes me maintiennent en place. L’air est frais sur mes fesses brûlantes, mon sexe est de plus en plus avide. Je gémis de frustration.

Elle est juste à genoux à côté de nous. Son collier apparaît dans tes mains et vient vite prendre sa place autour de son cou. Elle te regarde alors, offerte elle aussi, soumise à tes désirs. L’anticipation et la peur que je lis au fond de ses yeux me donnent encore plus envie d’elle. Je gémis encore.

Ton attention revient sur moi d’un coup et ta main retombe violemment sur mes fesses pour me rappeler à l’ordre. Puis lentement, trop lentement, tu insinues un doigt en moi. C’est trop lent, c’est trop peu. Je pousse sur mes poignets, mon corps réclame plus, plus fort, plus vite. Mais non, tu joues avec moi, un doigt, puis deux, doucement, lentement. La caresse est chaude, brûlante même. Le plaisir monte. Mais je veux plus. Tu m’attises, fait brûler le feu en moi, mais tu refuses de me soulager. Je me tortille comme une désespérée pour en avoir un peu plus. Mais tu retiens ta main, refusant de me libérer. Pendant tout ce temps ton regard est plongé dans le sien. Tu ne la quittes pas des yeux. Elle se mord les lèvres, s’imaginant sans doute que c’est dans son intimité que tes doigts vont et viennent. 

Je ne suis plus rien, plus qu’un jouet, un objet avec lequel tu joues pendant que vous vous dévorez du regards. Je gémis, tremble, mords l’oreiller pour évacuer ma frustration et mon désir. Vous vous regardez calmement, sans bouger, insensibles à ma détresse.

(à suivre...)

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