Juste toi....

Assise tout contre moi, tu ris.

Un rire profond, franc et vrai, qui secoue tes épaules et éclaire ton visage. Pas un de ces petits faux-semblants cristallins et artificiels. De mon côté j’avoue que je ne suis pas très attentive à ce que déblatèrent les personnages qui s’agitent sur l’écran. Je suis bien plus captivée par le spectacle que tu m’offres.

Toi, tu es concentrée, le visage fixé sur la télévision. Tes lèvres tremblent et murmurent des paroles sans sens. Tes yeux trahissent chacune des émotions que le film fait naître en toi : surprise, joie, peur, envie... Soudain anxieuse, tu te mords la lèvre et le désir s’éveille en moi.

J’ai passé mon bras derrière ton dos et tu t’appuies légèrement sur mon épaule. Ta poitrine se soulève au rythme de ta respiration déjà trop rapide. Un regard indiscret sur le col de ton chemisier révèle la naissance de tes seins, galbés dans un joli soutien gorge de dentelle blanche. Un grain de beauté sur le gauche attire l'œil et invite à la caresse. Mais je me contiens, et je retiens mes mains sagement à leur place.

Tu as enlevé tes chaussures et ramené tes jambes tout contre toi. La position confortable a relevé légèrement ta jupe et je suis des yeux l’ourlet qui glisse et remonte doucement sur tes bas. Une minute après l’autre, un centimètre après l’autre, je me demande jusqu'où il va poursuivre sa course. Que va-t-il bien vouloir me révéler ? Que caches tu sous le sombre tissu ? Le saurai-je avant le générique de fin ?

Dans la pénombre de la pièce, l'écran projette des lumières étranges qui dansent sur ta peau et dans tes yeux.

Tes mains suivent le rythme du film. Tes doigts se serrent, se tordent tes genoux, puis tu ajustes tes cheveux, joue avec une mèche échappée de ton chignon. Tu vas pour attraper ton verre de Get 27, mais prise dans l’intrigue tu te ravises sans même t’en rendre compte. Le tout sans quitter l’écran des yeux, inconsciente de l’effet que tu me fais, de la chaleur qui monte en moi, de mon ventre qui se serre, de l’envie soudaine qui me prend de t’entendre crier mon nom. Je t’observe en silence, je me délecte de toi. J'attends mon heure....

Quand je n’y tiens plus, je dresse sur mes genoux face à toi. J’attrape tes mains, petits papillons avides de liberté et, les écartant, j’embrasse avidement tes lèvres étonnées. La surprise passée, ta bouche s’ouvre à la mienne. Un parfum de menthe m’envahit. Tu es chaude et sucrée, si douce. Ma langue explore consciencieusement ta bouche. Je lâche tes mains pour pouvoir plonger les miennes dans tes cheveux. Je sens les petits papillons venir se poser en douceur sur mes reins. Frais et légers, presque indécis. Je te bascule. Tu te retrouves allongée sur les dos, les hanches coincées entre mes jambes. Je me redresse et te contemple. Tu as plongé tes yeux dans les miens. J’ai enfin toute ton attention.

C’est maintenant à mon tour de jouer.

Ma bouche décide de prendre d’assaut ton corsage. J’explore de mes lèvres la peau si tendre qui relie l’épaule à la nuque, distribuant sur mon passage légers baisers et petits coups de langue. Je remonte dans ton cou, tu bascules la tête en arrière pour mieux t’offrir à mes caresses. Je redescend doucement vers ce petit grain de beauté si tentateur, pour y déposer un tendre baiser.. Tu veux déboutonner ton chemisier, mais je te repousse gentiment. C’est mon cadeau, et je prends plaisir à défaire le paquet, bouton après bouton, à révéler ta peau si claire, et à te voir trembler sous mes caresses. Enfin, tu apparais devant moi, tes seins sont lourds et tendent la dentelle du soutien-gorge. J’adore les courbes de ton ventre. Je caresse doucement tes tétons à travers le tissu. Je les sens poindre et frémir sous mes doigts. Tu gémis. Je joue doucement, ta respiration s’accélère et je sens tes hanches s’agiter entre mes jambes. D'une main experte je dégrafe ton soutien gorge et libère les deux objets de ma convoitise. Ma bouche s’empare d’un téton tandis que je pince l’autre entre deux doigts. Un cri t’échappe et je joue. Les mouvements de ma langue s’accordent à ceux de mes doigts. Sous moi tu te tortilles de plus en plus. Mais je te veux docile. Je serre les jambes et te maintiens en place de mon poids. Voilà, tu attendras maintenant que j’ai fini de jouer. J’alterne entre tes deux seins. Sous ma bouche, sous mes doigts, je les sens se tendre et gonfler. Mon ventre se contracte, et mon entrejambe se mouille.

Je relève la tête et ta bouche ravit la mienne, m’emportant au Paradis. Je trouve à l’aveugle la fermeture éclair qui maintient ta jupe et je la descend lentement. Puis je guide le tissu sur tes hanches pour révéler ton sexe nu et épilé. Quel tableau magnifique. J’y dépose un baiser révérencieux. Puis j’insinue doucement un doigt en toi pendant que ma langue joue avec ton petit bouton. Tu es toi aussi prêtre et trempée pour moi. Un doigt, puis deux glissent dans ton humidité. Ton cœur s’accélère, tu écartes les jambes pour mieux me laisser la place. Je vais et je viens en toi. La bouche collée à ton sexe, je regarde ton visage, éclairé par la lumière mouvante de l’écran, ta bouche ouverte de plaisir, tes yeux brillants fixés sur moi. Je glisse encore un doigt, puis un autre, tes muscles se contractent, puis s’ouvrent pour mieux épouser ma main. Elle entre maintenant presque entièrement en toi, tu l’enserre, la presse quand elle ressort. Elle obéit mais revient aussi t’envahir. Je te lape, je te dévore. Un cri rauque monte du fond de ta gorge. Je te baise ainsi de ma bouche et ma main jusqu'à ce que ton orgasme m’inonde. 

Soudain, un bruit de chute me réveille. La télécommande est par terre. Nous nous sommes endormies blotties l'une contre l'autre. Tu reposes sagement habillée dans mes bras. Ta jupe est en place et couvre toujours la jarretière de tes bas. Je respire ton parfum mentholé. Dans ma bouche un arrière goût sucré réveille le souvenir de ton plaisir. Sur l’écran le générique défile. Tu esquisses un sourire dans ton sommeil. 

Et je me demande à quoi, toi, tu peux bien rêver....

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