Brise Nocturne (Première partie)

Il a fait très chaud aujourd’hui. L’air a été lourd et pesant toute la journée. La fenêtre de la chambre est grande ouverte pour faire entrer un peu de fraîcheur. Mon amant doit me rejoindre cette nuit et je somnole en l’attendant. Nue sur le lit, dos à la fenêtre, j’écoute les petits bruits nocturnes. J’ai repoussé les draps jusqu’à ma taille pour profiter d’une petite brise dont les doigts frais et légers caressent ma peau. Le sommeil me gagne peu à peu.

Il est entré, je suis réveillée par le bruit de fermeture éclair et par la chute de sa boucle de ceinture sur le sol. Je reste immobile, les yeux fermés, je l’attends. Encore brûlant du soleil de la journée, il se couche dans mon dos, tout contre moi. Rassurée de le savoir là, je me blottis tendrement contre lui. Et il me prend dans ses bras en silence. Je sens une main me saisir la poitrine tandis que l’autre se glisse entre mes jambes. Je sens son souffle brûlant dans mon cou et ma peau se couvre de délicieux frissons. Sa main commence à me caresser en douceur la poitrine, tandis qu’un de ses doigts, sans attendre une invitation d’aucune sorte, s’immisce dans mon sexe. Entre éveil et sommeil, je me laisse porter par la douceur des mouvements de ses deux mains. Je n’ai pas envie de bouger, pas envie de parler. Son sexe se dresse tout contre mon dos. Le plaisir monte. Je savoure le contraste entre cette virilité brûlante, la chaleur tendre de ses mains douces et fermes et la fraîcheur de l’air. J’entends juste le bruit haletant de nos respirations qui se mêle aux chants nocturnes. Je ne peux retenir un petit gémissement lorsqu’il me pince doucement le téton et qu’un second doigt vint rejoindre le premier dans la chaleur de mon intimité. Ses dents se referment sur la chair tendre qui relie mon cou et mon épaule et serrent doucement, décuplant mon plaisir. Mes mains se crispent dans les draps alors que mon sexe trempe peu à peu ses doigts et que mon sein délaissé se dresse pour se plaindre du traitement infligé à son jumeau. Je me frotte contre lui, me tortille doucement entre ses bras. J’en veux plus. Les muscles de mon vagin se contractent vainement alors que d’un geste brusque il retire ses mains et me bascule sur le dos.

Il écarte mes jambes et, je me retrouve telle une fleur offerte à la nuit. La lune n’est pas levée et j’arrive à peine à distinguer sa silhouette lorsqu’il descends sur moi. Je me mords la main pour retenir un cri quand il commence à me laper avidement. Joueur, il me mordille doucement. Je pousse mes hanches vers lui. Sa langue va et vient entre mon sexe et mon clitoris, attisant le plaisir sans jamais le libérer. Je ramène les talons et lève mon bassin, soucieuse de lui faciliter l’accès à ce fruit interdit. Sa main vient rejoindre sa langue et combler le vide qui grandit entre mes jambes. Je me laisse aller aux sensations, concentrée sur ma respiration, retenant mes gémissements, musicienne du silence, complètement soumise à sa partition experte. Et après quelques minutes seulement de cette tendre torture, l’orgasme m’emporte sans un bruit.

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